L'Obsidienne fut un texte écrit il y a, disons... trente ans... l'auteur n'en a plus aucun exemplaire. Il devait ou il a été édité par Jean-Roger BRONNIMANN des éditions LIDWINE, à NOGARO.
Il en est ainsi des textes marginalisés de cette époque lointaine, perdus en quelques greniers, pour "le plaisir des araignées", une manière d'évoquer ici Didier Michel BIDART qui fut l'animateur des éditions de l'Ecchymose.
Le titre de ce texte égaré par le temps donna naissance à un embryon d'activité éditoriale. Et puis... et puis... la vie passa...
De ce passé progressivement écrasé, dévoyé, il est cependant impossible de faire table rase... une impossibilité de vivre le quotidien autrement qu'en opposition aux actions dégradantes, oppressantes et destructrices qui font de ce monde une macération putrescente qu'aucun antibiotique ne parvient à endiguer.
... une impossibilité de continuer à écouter sans réagir les déclarations ouvertement destructrices et nihilistes, voire, négationnistes, abondamment martelées sur les ondes collaborationistes toutes acquises aux intérèts de la classe dominante.
Les révoltes désorganisées affrontent des armées mercenaires bien décidées à étouffer toute guérilla urbaine et toute violente velléité revendicatrice ; corps matraqués, rues défoncées, barricades, véhicules brûlés, vitrines explosées.
Les usines occupées par leurs ouvriers sont saccagées par la troupe : il est en effet préférable à nos despotes de voir les machine brisées plutôt qu'entre les mains de ceux qui en font des outils de production.
Ces révoltes sont fertiles en actions multiples et erreurs fondamentales. La révolte ne s'improvise pas... ou elle prend très vite le risque d'être prise en main par de faux complices et traîtres véritables qui se dévoilent le "calme" revenu.
Tout cela ne doit, en aucun cas, être le signe d'une défaite irrémédiable. Depuis des siècles, les empires s'écroulent et se succèdent...
L'Obsidienne vous remercie pour votre visite et vous souhaite bonnes lectures.